La chronique M’PERF

Dans cette rubrique, vous retrouverez des personnes qui parlent de mental mais aussi de M’Perf : Sportif, étudiants, entrepreneurs, salariés…

1. Peux-tu te présenter?
Je m’appelle Léa Bouilloux, j’ai 18 ans, et je suis une vététiste au sein du VTT Givry et du Team Massi Académie. Née en Bourgogne, j’habite maintenant à Lyon où je suis étudiante en terminale.

2. Depuis combien de temps tu pratiques le VTT?
Je pratique le VTT depuis maintenant 12 ans. Je me souviendrais toujours de ma première course ! C’était un cyclo-cross à Chalon Sur Saône en 2008, j’étais en course avec mes amis, c’était dur mais plaisant à là fois, mais encore plus lorsqu’on remporte la course!
3. Pourquoi as-tu décidé de travailler ton mental?
J’ai décidé de travailler mon mental car parfois, je me retrouve dans des situations où pour moi, la seule option est la panique. Et nous le savons tous, la panique, tout comme une mauvaise gestion du stress peut entraîner des contres performances. J’ai donc décidé de travailler mon mental car je savais que cette mauvaise gestion réduisait mon énergie avant les compétitions.
4. Quels sont tes points forts?
Je dirais que mes points forts sont plutôt la confiance en moi par rapport aux différents circuits que j’ai pu rencontrer et le fait de vouloir progresser mentalement, je suis donc très à l’écoute lorsque je travaille avec Nicolas.

5. Quels sont tes points à améliorer?
Comme je l’ai expliqué précédemment, ce sont mes gestions du stress et de la panique, mais également ma concentration.

6. Penses-tu que travailler son mental est plus important dans certains sports?
Je pense que travailler son mental est nécéssaire dans n’importe quel sport, le plus important est qu’il faut que les athlètes en aient conscience. Le mental peut faire gagner une course, comme il peut la faire perdre.
7. Dans quels domaine(s) as-tu progressé en travaillant la préparation mentale ?
Avec Nicolas, nous avons déjà beaucoup travaillé la confiance en soi dans la vie en général, la concentration, la gestion des émotions et de la panique. J’ai ressenti cette progression lors des compétitions que j’ai pu réaliser fin février début mars.
8. Pourquoi travailler avec M’Perf ?
J’ai rencontré Nicolas sur les réseaux sociaux alors que je cherchais un préparateur mental. Dès notre première discussion, je l’ai trouvé compréhensif et dévoué, je ne savais pas comment allait se passer les séances à distance, mais même à l’étranger, nous arrivons à trouver un moment. Nous travaillons ensemble pour progresser, et le travail à toujours porté ses fruits !

Clément Gouin : « La préparation mentale m’aide à améliorer mes performances ».

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Clément Gouin.
J’ai 15ans, j’habite à Caen et je joue en tant que milieu de terrain au Stade Malherbe Caen dans la catégorie U16/U17. J’ai joué deux ans à l’AS IFS où j’ai débuté le football et je suis arrivé en U11 au SMC, cela va donc faire ma 5ème année que je suis au club. Je suis de la région donc c’est un club important pour moi.

Mes qualités sont ma vision de jeu et une bonne qualité de passe.
J’aime encourager mes coéquipiers et j’ai un goût amer de la défaite.
Pourquoi as-tu décidé de faire de la préparation mentale ?

Lors d’un tournoi à Lyon en U15 avec le stade Malherbe, j’ai pu découvrir la préparation mentale et cela a pu me servir après un match de quart de finale.

 J’ai découvert que la préparation mentale m’avait aidé et j’ai donc voulu continuer par la suite pour mieux contrôler mes émotions, savoir gérer mon discours interne et travailler sur les différents aspects de la préparation mentale.
Qu’est ce que t’apporte la préparation mentale ?

La préparation mentale m’apporte tout d’abord plus de confiance en moi.

De plus, depuis que je travaille ce domaine, j’ai une meilleure gestion de mes émotions.
J’ai aussi progressé dans mon discours interne.
En travaillant sur différents domaines, la préparation mentale m’aide à améliorer mes performances.
Pourquoi travailler avec M’perf ?

Je ne connaissais ni la préparation mentale, ni aucun préparateur mental avant de te connaître.

En te découvrant dans ce tournoi, j’ai pu apprécier le travail et j’ai décidé de continuer la collaboration.
Nous avons une totale relation de confiance et même si les séances se déroulent par visioconférence, j’ai parfaitement intégré le fait de travailler le mental dans mes habitudes.

C’est un sujet complexe dont la problématique est la suivante : Comment avoir un impact positif sur la performance de votre enfant ?

Avant le match ;

Premièrement, le parent n’intervient pas dans les choix du coach et ne les commente pas en présence de son enfant : Lorsque l’équipe de France de football joue un match, beaucoup de personnes ne sont pas d’accord et souhaiteraient voir une composition différente.
Mais, votre enfant ne joue pas « encore » en Equipe de France ; l’entraineur fait ses choix et le fait de les critiquer peut avoir un impact réellement négatif sur l’approche du match de votre enfant.

Secondement, ne donnez pas de conseils techniques, physiques ou tactiques à votre enfant, le risque étant d’interférer avec les choix du coach, vous le mettez alors dans une position délicate sur le plan psychologique avant même que le match ne débute.

Que faire ? Avant un match, vous pouvez avoir un impact sur la performance en utilisant un discours positif et des phrases telles que « Donne le meilleur de toi-même » « Cela va être difficile mais tu es capable ». Vous allez insister sur la PERFORMANCE et non le résultat.

Pendant le match ;

Il est important pour les parents, comme durant l’avant match, de ne pas commenter pendant le match ;
– Les choix de l’entraineur : sur le plan tactique, c’est l’entraineur qui décide de la composition qu’il met en place et du poste auquel il décide de mettre votre enfant.
– Les décisions de l’arbitre : Qu’elles soit bonnes ou moins bonnes, lorsqu’un arbitre prend une décision, vous ne pouvez pas avoir d’incidence sur ce choix, alors laissez faire les acteurs du jeu.
– Le comportement de l’adversaire : Parler de l’équipe adverse, c’est oublier dans quelle équipe son enfant se trouve, alors fixez votre attention sur l’équipe que vous supportez.

Que faire ? Une nouvelle fois, fixez votre attention sur la PERFORMANCE et vous avez un rôle à jouer sur la MOTIVATION ; utilisez un discours positif une nouvelle fois, peu importe le score. Les mots tels que « gagner » ou « perdre » ne sont pas utiles. 
Encouragez, félicitez et donnez confiance!

Après le match ;

PEU IMPORTE LE SCORE, vous n’avez pas le pouvoir de revenir sur le résultat!
Vous pouvez très bien avoir un avis sur le score final, mérité ou non, mais l’entraîneur se chargera de faire ce bilan et, encore une fois, ne donnez pas une seconde version à votre enfant qui le perturbera.

Que faire ? Insistez sur les bonnes choses réalisées durant la rencontre, recueillez les sensations (physiques, techniques, tactiques, mentales) afin de savoir comment il s’est senti sur le terrain, il va donc se questionner lui-même et être dans une démarche de connaissance de soi qui lui sera très utile.

Enfin, n’oubliez pas que le joueur est L’ACTEUR PRINCIPAL DE SA REUSSITE. Vous ne pouvez pas prendre sa place sur le terrain mais vous pouvez l’aider à être meilleur en suivant ces conseils!

Nouvel Article avec Quentin Hecquet, Analyste Vidéo ;
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »

Peux tu te présenter ?

Je m’appelle Quentin HEQUET, j’ai 28 ans et je suis originaire de Rouen. Ça fait maintenant sept ans que je suis analyste vidéo dans le football. Aujourd’hui je fais partie du staff du Stade de Reims en Ligue 1 Conforama.

Quel a été ton parcours ?

J’ai commencé le foot dès que j’ai eu l’âge d’entrer sur les terrains. J’ai suivi un cursus scolaire traditionnel jusqu’à l’obtention de mon Bac S. Ensuite je suis entré à l’Université de Rouen pour y suivre un cursus STAPS. En parallèle je me suis dirigé vers l’encadrement technique des jeunes dans un club de football de la région rouennaise. Durant mes études j’ai eu l’opportunité de rejoindre le staff de Régis Brouard à l’US Quevilly lors de la saison 2011-2012 en tant que simple caméraman au départ puis ma mission s’est rapidement transformée vers un rôle d’analyste vidéo. J’ai donc fait mes premières armes en apprenant sur le terrain directement et en profitant d’une épopée exceptionnelle en Coupe de France qui a mis mon travail en lumière. J’ai ensuite terminé mon cursus STAPS par l’obtention d’un Master en Management et Marketing du Sport. A l’issue de ce diplôme, Régis Brouard m’a proposé de le rejoindre dans sa nouvelle aventure niortaise et c’est tout naturellement que je suis parti en Deux-Sèvres pour replonger dans l’analyse vidéo. Après deux saisons à Niort, j’ai rejoint Sochaux en Ligue 2 mais le projet du club ne m’offrait pas assez de visibilité par rapport à l’avenir et j’ai donc décidé de changer de cap. Puis l’opportunité du Stade de Reims s’est présentée par l’intermédiaire de son nouveau coach, David Guion. Après de nombreux échanges j’ai finalement accepté de rejoindre cette aventure en juillet 2017. Nous avons été sacrés Champions de Domino’s Ligue 2 en 2017-2018 et aujourd’hui le club se porte plutôt pas mal en Ligue 1 Conforama.

As-tu une journée type ou même une semaine type ?

Les semaines se ressemblent souvent même si elles dépendent en grande partie de la programmation télé. Pour faire simple, le début de semaine est orienté sur le match qui vient d’avoir lieu et plus on avance dans la semaine, plus on se tourne vers notre futur adversaire. Pour cela, il faut bien sûr que j’anticipe la préparation des matchs pour que le coach et ses adjoints aient les infos concernant l’adversaire le plus tôt possible pour optimiser la préparation de la semaine. Bien sûr, nous sommes dans un métier où la réactivité et l’adaptabilité sont nécessaires par rapport aux différentes demandes et attentes du coach et du staff technique.

Dans tes analyses vidéo, observes-tu parfois des choses sur l’aspect mental de votre équipe ou de l’adversaire ?

Oui… Même fréquemment que ce soit sur l’aspect individuel ou sur l’aspect collectif. Le comportement que peut renvoyer un joueur qui vient de se retrouver en situation d’échec ou bien même le comportement collectif de l’équipe qui vient de subir une situation négative (but, erreur d’arbitrage…) sont des choses qui font partie de mes observations. Je ne vais pas trahir de secret en disant que l’aspect technico-tactique prédomine dans l’observation d’un match mais tous les comportements et les aspects mentaux qui peuvent être décelés sont autant d’indications qui nous permettront de préparer le match de la meilleure des manières ou bien de corriger les comportements et attitudes de nos joueurs.

 

Tu côtoies le haut-niveau quotidiennement, est ce que le haut-niveau engendre beaucoup de gestion du stress et gestion des émotions ?

Bien sûr, c’est un milieu dans lequel les enjeux sont très importants. Qu’ils soient médiatiques ou financiers. Aujourd’hui le sport de haut-niveau est une véritable industrie et comme dans tous les secteurs d’activité le stress et les émotions sont présents au quotidien.

 

Est-ce que la préparation mentale est utile pour toi dans le football ?

Elle me paraît même indispensable. Elle est malheureusement trop souvent négligée en France, en tout cas dans les sports collectifs. Les sportifs de haut-niveau doivent être accompagnés dans plusieurs domaines et celui de la préparation mentale est très important pour qu’ils puissent maintenir un niveau de performance et de fraicheur élevé dans la durée de leurs carrières.

 

A quel pourcentage le mental intervient dans la performance selon toi ?

C’est difficile de quantifier l’importance du mental dans la performance. Pour moi, parler de performance c’est parler d’une sorte d’écosystème qui englobe tout ce qui tourne autour du sportif ou de l’équipe. L’entraînement, la récupération, la nutrition, la préparation mentale, l’analyse de performance constituent un ensemble d’éléments qui font la performance. Mais si un ou plusieurs éléments manquent au sportif ou à l’équipe, cela ne l’empêchera pas de performer sur le court terme mais je pense que sur le long terme cela l’en empêchera.

En tant que membre du staff, te retrouves-tu parfois en situation de stress ? si oui, comment gères-tu cela ?

Oui il m’arrive de me retrouver en situation de stress. Quand cela m’arrive, je me recentre sur ce que je sais faire et sur des choses simples afin de me rassurer et de faire « redescendre la température ». J’ai aussi parfois besoin d’extérioriser et de prendre des avis extérieurs qui me feront prendre les meilleures décisions pour sortir de ces états de stress.

 

Quel est le joueur qui t’impressionne le plus sur le plan mental ? Pourquoi ?

Je suis très admiratif de tous les grands joueurs qui performent depuis plusieurs années maintenant comme Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo pour ne citer qu’eux. Ils parviennent à maintenir un niveau de performance exceptionnel en étant mis sous pression en permanence à la fois par les médias qui parlent d’eux plusieurs fois par jour, parfois en bien mais aussi et surtout parfois en mal. Ils sont mis sous pression aussi par les adversaires qu’ils rencontrent tous les weekends. En fait je suis assez admiratif des sportifs et des équipes qui durent dans le temps… Pour moi, tout le monde peut briller une fois. Mais seuls les grands champions brillent longtemps.

J’aime aussi les sportifs qui ont des capacités intrinsèques peut être inférieures à la moyenne mais qui par leur détermination parviennent à déplacer les montagnes et à se faire une place au plus haut-niveau.

 

As-tu des objectifs personnels ? Est-ce qu’il te paraît important de te fixer des objectifs ?

Oui je me fixe des objectifs personnels à court terme mais aussi à plus long terme. Je pense que c’est indispensable pour pouvoir se remettre en question et pour pouvoir donner du sens à tous mes actes du quotidien. Cela me permet également de rêver et de me donner tous les moyens nécessaires pour réussir. Comme le dit Oscar Wild dans son adage, « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »

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